Encore un sujet révoltant.
On ne devrait pas en 2008 tolérer ce genre de pratiques.
Le gouvernement Italien qui emploie tant d'énergie à élaborer des lois inutiles (cf legge ammazza blogger)
devrait plutôt réunir ses forces pour éradiquer cette nouvelle forme d'esclavage.
On parle de « crime contre l'humanité »!
L’UGL (Unione Generale del Lavoro) s’attaque au préfet de Foggia : « Quatre mois après le dépôt des demandes
d’embauches réglementaires, la Préfecture n’a pas encore traité 99% des dossiers déposés par les exploitations ».
D'après les entrepreneurs ce serait la raison pour laquelle les exploitations devraient s'adresser aux « caporaux » (intermédiaires mafieux) si elles veulent avoir de la main
d'oeuvre.
Mais, la Préfecture souligne que le retard est dû au système des quotas imposé par la loi Bossi-Fini sur l'immigration.
« Plus de la moitié des fermes agricoles de la province de Foggia est hors-la-loi : sur 227
entrepreneurs contrôlés, 125 ont été dénoncés cette année pour avoir violé les normes sur le travail et l’immigration. »
« Les deux «très modestes ouvriers agricoles», comme les a présentés leur avocat, Vincenzo Di Staso,
avaient organisé un système pour l’exploitation capillaire des esclaves, selon les Procureurs de Foggia. Giuseppina Lombardo, 51 ans, et le Tunisien Ayari Ezzedine Ben Azaiez, 40 ans, dit Aziz
(«L’ami» N.d.T. ) ont été arrêtés (...) sur ordre du juge d’ enquête préliminaire Maria Rita Mancini, qui a reçu les requêtes du représentant du Ministère public Vincenzo Bafundi.
Tous deux sont accusés de mauvais traitements, extorsions de fonds, encouragements à l’immigration clandestine, entremise illégale de travail. La Lombardo et Aziz, selon les enquêtes de
l’escadron mobile de Foggia, fournissaient des ouvriers agricoles-esclaves aux agriculteurs. Le couple, selon les témoins, contrôlait cette année 70 Roumains, 200 en 2005.
Les étrangers, outre les dessous-de-table sur les transports et les matelas, étaient obligés d’acheter l’eau et la nourriture dans l’unique commerce de Villagio Amendola , ouvert par eux deux avec une licence de la commune de Manfredonia. Les produits alimentaires, écrit le juge, « étaient récupérés entre les rebuts du marché de la zone et des autres commerces ».
Les témoignages ont rapporté que ceux qui faisaient leurs courses ailleurs étaient battus et perdaient leur
travail. Tous les soirs, Aziz contrôlait les cabas pour vérifier que tous avaient fait leurs courses dans sa boutique. : « Il va même même jusqu’à voir ce qui se cuisine dans les casseroles. » Le
Tunisien est aussi accusé d’une raclée administrée à coups de barre de fer sur la personne de Pavel M., 39 ans, telle qu’elle a été racontée dans le reportage de « L’Espresso ». Selon les
témoins, quand les autres Roumains ont demandé de l’aide à la Lombardo, elle a répondu : « Laissez-le crever, on va le ramener au canal en voiture ». »
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