« Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais
aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. (...) Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne.
L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Les machines qui nous apportent l'abondance nous
laissent dans l'insatisfaction.
Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons
d'humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu. (...)
La haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra
pas périr. (...) Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront.
Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières
raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et
le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. »
Extrait du film le "Dictateur" de Charlie Chaplin (1938)
Par Virginia
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Qui est Aung San Suu Kyi ?
Aung San Suu Kyi est née à Rangoon (Birmanie) en 1945. Elle est la fille du leader de la libération Aung San (assassiné en 1947).
Influencée par les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, Suu Kyi et ses amis politiques créent, en 1988, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). « Son engagement, non
violent, en faveur de la mise en place d'un régime démocratique lui vaut un grand succès auprès de la population. » En 1989, la junte militaire au
pouvoir va assigner Suu Kyi à domicile pour diminuer son influence.
Mais cette réaction de la junte militaire n'empêchera pas la LND de remporter presque 80% des sièges lors des élections de 1990. Les militaires au pouvoir vont refuser le résultat démocratique,
et vont augmenter la repression et les persécutions vis-à-vis de l'opposition.
Aung San Suu Kyi, lauréate du Nobel de la paix (1991), a été privée de liberté pendant la majeure partie des dix-neuf dernières années. La période d'assignation à résidence de l'opposante devait
expirer le 27 mai... Aujourd'hui, elle risque cinq ans de prison ce qui l'exclurait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte prévoit d'organiser en 2010.
Le procès qui a débuté le 18 mai semble donc être un prétexte pour la garder enfermée avant les élections prévues pour 2010 par la junte au pouvoir.
Aung San Suu Kyi est jugée dans la prison d'Insein. Elle aurait selon les autorités Birmanes, enfreint « les règles de son assignation à résidence en
hébergeant pendant deux jours l'Américain John Yettaw, un mormon excentrique de 53 ans qui s'est glissé dans la maison de l'opposante, après avoir traversé le lac qui la borde ».
« Je ne suis pas coupable étant donné que je n'ai commis aucun crime », a déclaré la lauréate du prix Nobel de la paix.
«La vérité, la justice et la compassion sont souvent les seules défenses contre le pouvoir impitoyable», Aung San Suu Kyi.
Par Virginia
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Le 29 avril 1968, entre le journal de Léon Zitrone et le grand film du soir, sont apparus de drôles de bipèdes, hauts sur pattes : les Shadoks.
Devises Shadoks : "s'il n'y a pas de solutions c'est qu'il n'y a pas de problèmes", "le bon sens est la chose du monde la mieux partagée...la connerie aussi".
"Jacques Rouxel, père des Shadoks, a réussi à couper la France en deux entre les pro- et les anti-shadoks".
Extrait du courrier des Shadoks : "Il y a en France deux catégories de gens : les jeunes qui aiment les Shadoks et les vieux qui n'aiment pas les Shadoks. Je dis : les jeunes de 1 à 95 ans et les
vieux également de 1 à 95 ans".
Il y a la logique Shadok, les mathématiques Shadoks, la psychologie Shadok... on redécouvre le monde avec ces émissions.
Par Virginia
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« On peut reprocher beaucoup de choses au gouvernement de Berlusconi, mais certainement pas de manquer d'imagination dès lors qu'il s'agit de pourrir la vie des immigrés. Activement épaulé
sur ce dossier par les excités racistes de la Ligue du Nord (partit d'extrême droite), auxquels il a confié nombre de ministères clés, le Cavalière n'hésite jamais à employer les grands moyens
pour repousser les crève-la-faim extracommunautaires.
Dernière trouvaille en date : interdire l'entrée du pays aux éventuels demandeurs d'asile et les remettre directement entre les mains de leur bourreaux. (...)
Roberto Maroni (...) a trouvé la solution : empêcher les candidats de formuler leur demande. « Cela n'a rien avoir avec le droit d'asile, explique t-il avec la froide logique du
gestionnaire de flux de bétails humain. Les clandestins n'entrent pas sur le territoire national, mais sont repoussés à la frontière. Valider les demandes d'asiles n'est donc pas de la
compétence du gouvernement Italien »...
Sauf que, comme le rappelle Loris de Filippi, le responsable de Médecins sans frontières en Italie, « éloigner des personnes sans les avoir identifiées et sans leur permettre l'accès,
pour qui en a le droit, aux procédures sur le droit d'asile est illégal et contraire à toutes les législations nationales et internationales ».
Mais Roberto Maroni, fier Lombard estampillé Ligue du Nord (...) n'en démord pas, pour lui, cette opération est un « succès historique ». D'ailleurs, elle a été réitérée le week end
dernier. Au total, ce sont 500 clandestins qu'on a renvoyé tester les matraques électriques de la police libyenne. (...)
Dans le centre de rétention géant de Lampedusa, les bénévoles des associations humanitaires italiennes ont recueilli des centaines de témoignages de rescapés qui racontent leur calvaire. Comment,
après avoir échappé au désert, s'être fait racketter par les passeurs, ils se sont retrouvés entre les mains des flics et des militaires libyens, qui les ont à leur tour rançonnés, tabassés,
torturés, violés, réduits à l'esclavage...
Ce retour forcé vers l'horreur risque bien désormais d'être le sort commun de la majorité des candidats à l'immigration qui tenteront la traversée de la
Méditerranée pour poser un pied en Sicile". (Article de Charlie Hebdo - 13 mai 2009)
Par Virginia
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